Déceler les petites joies dans une grande ville

HappyLittleMonster_Joies_Ville

Bonjour ou bonsoir à tous !

Et oui, je suis vivante ! Et infiniment désolée de ne pas avoir su donner plus de nouvelles, ou d’avoir été plus active par ici. Ma vie prend un tout autre rythme en ce moment. Je suis actuellement stagiaire dans une entreprise, au poste de rédactrice web. Je suis donc en train de réaliser une partie de mon rêve, et je passe mon temps à écrire. Pas forcément sur les sujets les plus passionnants pour moi, mais ça reste quelque chose que j’aime beaucoup.

Une autre raison pour laquelle j’ai eu beaucoup de mal à reprendre la plume, ou plutôt le clavier, c’est sans aucun doute la motivation. J’aime toujours autant mon blog, et ce que j’ai réussi à construire avec lui, mais il faut bien avouer que le malheureux épisode de la mise à jour WordPress a boulversé pas mal de choses.

Du coup, plus de motivation à écrire, plus d’inspiration non plus, des doutes quant à la direction que je faire prendre à mon blog, et aussi de nouveaux projets qui se sont mis en place. Tout ça, ça prends du temps et de l’espace dans mon esprit, il n’en restait plus beaucoup pour mon petit blog.

Et aujourd’hui, d’un seul coup, l’inspiration m’est venue. Grâce à un tout petit événement auquel j’ai assisté, et que je vais de ce pas vous raconter.

Comme je le disais, je suis en stage pour le moment. Mais pas à n’importe quel endroit. En plein centre de Bruxelles. Tous les jours, je fais le trajet en train, puis en métro, puis à pied pour me rendre au bureau. Depuis plus de 6 semaines, ça devient forcément un peu monotone. Ajoutez à ça la grisaille, et l’ambiance pesante qui s’installe dès qu’on voit des militaires patrouiller, et des forces de police renforcées là où, il y a quelques mois seulement, on en voyait pas l’utilité.

Bref, il n’y a pas beaucoup de choses joyeuses à observer dans ce monde gris et triste. Jusqu’à la semaine dernière en tout cas.

J’arrive donc à la gare du midi, et je patiente dans l’immense hall en attendant mon train du retour. Je remarque un groupe de jeunes filles un peu particulier. Elles ne doivent pas avoir plus de 15 ans, avec leurs sacs de cours encore sur le dos et, détail immanquable, des ballons de toutes les couleurs attachés à des ficelles. Sur le coup, je n’en pense pas grand chose. Puis je les vois s’agiter, et se cacher derrière un mur, pendant qu’une autre reste bien en vue. Elles attendaient une amie qui arrivait en train pour la surprendre.
Quelques secondes plus tard, l’amie en question arrive. Celle qui était restée en vue commence à trépigner, comme pour donner le signal aux autres. Toutes celles qui étaient cachées se précipitent alors sur l’arrivante, avec les ballons bien en vues.
Ce n’est plus qu’un amas de câlins et de baudruches, on entend juste le cri de surprise et de joie de la victime de ce joyeux traquenard.
Bien entendu, en regardant ce joli spectacle, je me met tout naturellement à sourire. Et je capte également le regard d’autres navetteurs qui ont assistés à la scène, et qui eux aussi ont maintenant un visage tout illuminé par ce qui vient de se passer.

C’était une petite scène anodine, pas de quoi en faire tout un plat. Pourtant, ce qui m’a frappé, une fois la surprise passée, c’est de voir à quel point cette scène tranchait avec les policiers regroupés en masse à l’arrière plan, contrôlant les passagers pour les trains internationaux.

Certes, ce n’est plus le même climat que celui du mois de novembre 2015, mais on ne peut pas s’empêcher de se dire qu’on ne retrouvera jamais la joie insouciante qu’on connaissait autrefois. Pourtant, cette même démonstration de joie et d’amour que je ne pensais jamais revoir s’est manifestée là, sous mes yeux.

C’est peu être un post un peu larmoyant et émotif, mais je tenais quand même à remercier ses jeunes filles. Par leur acte d’amitié, elle ont certes fait plaisir à leur amie, mais elles ont aussi redonné le sourire, et peut-être même un peu d’espoir, à ceux qui passaient par là. Elle m’ont même mis la larme à l’oeil, tiens.

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