Le blocage du blogueur

Bon, vous vous êtes certainement rendus compte qu’il n’y pas plus tellement de vie dans le coin depuis un moment. La raison de cette absence est bien simple : je souffre du blocage du blogueur. Comment est-ce arrivé ? Puis-je y remédier ? On va voir ça tout de suite.

Le blocage du blogueur, ou la procrastination dans sa forme la plus perverse

À me lire comme ça, on croirait que j’annonce une maladie grave. En fait, ça n’a rien de particulièrement mortel. C’est plus une sorte de cercle vicieux dans lequel je suis rentrée, et dont je n’arrive plus à sortir.

Lorsque je me décide à écrire, je manque d’idées. Lorsque j’ai une idée, je la trouve idiote et sans intérêt. Lorsqu’une idée me plaît, je mets plusieurs jours à enfin m’installer sur mon ordinateur pour écrire mon article, attendant « le bon moment ». Et lorsque j’ouvre enfin mon logiciel de notes, et que je commence à taper, je trouve que j’écris mal, que de toute façon, il n’intéressera personne, et du coup, je reporte à nouveau à plus tard, quand je serai dans « le bon état d’esprit ».

Bref, j’attend, je réfléchi beaucoup trop, et au final, rien de vient.

J’ai tout simplement perdu le plaisir simple d’écrire. Et ça me mine vraiment le moral. J’ai impression de ne plus me retrouver.

Un filet à papillon pour les idées

On pourrait dire que ce que je ressens en ce moment s’apparente surtout à un syndrome de la page blanche 2.0 (même si, techniquement, je ne suis pas devant une « page blanche », mais plutôt devant un « écran blanc avec un curseur qui clignote » … Mais c’est vraiment trop long comme nom pour un simple blocage).

À cela, je répondrais oui, et aussi non. Pour moi, le syndrome de la page blanche s’apparente plutôt à un manque d’idées. Hors, des idées, j’en ai. Certaines meilleures que d’autres, certes. Mais en plus du jugement critique que je m’impose malgré moi, mon autre problème est que, les idées, c’est une espèce volatile, véloce, et fourbe avec ça. C’est très difficile d’en capturer une, et surtout de la garder.

Du coup, j’ai tenté de faire appel aux outils numériques, et je pense avoir trouvé une bonne technique en cherchant un filet, ou plutôt une Pokéball à capturer des idées (Attrapez les tooouuuus !).

J’ai donc installé deux applications qui me permettent de noter des idées et des brouillons dès que j’en ai l’occasion (Google Keep et Simplenote, pour les citer). Depuis, (presque) plus aucune idée de s’échappe. Et hop, une excuse en moins !

Le bon moment, une illusion

L’excuse numéro 1 du procrastinateur, c’est d’être à la recherche du bon moment, ou du bon état d’esprit. Moi aussi, j’ai longtemps travaillé comme ça, en attendant que l’envie vienne à moi. Comme cette méthode fonctionnait plutôt bien à l’époque, j’avançais dans la vie en me disant que le fameux moment s’imposerait de lui-même.

Puis, je suis tombée sur cette vidéo.

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec l’anglais, je traduis grossièrement.

En résumé, le fait de se dire « c’est pas le moment, je le sens pas », c’est s’imposer des limites imaginaires. On s’empêche soi-même d’avancer, juste parce qu’on a décidé qu’on en avait pas envie.
Le bon moment n’arrivera pas seul. Il faut le forcer, simplement en s’y mettant.
Parfois, il faut s’auto-botter les fesses pour avancer (drôle d’image).

Si vous voulez une preuve que le bon moment n’existe pas, sachez que j’ai commencé à écrire ces lignes de mon lit, avant même de faire quoi que ce soir d’autre, juste parce que je l’ai décidé.

Et surtout, le conseil qui m’a le plus touchée dans cette vidéo, c’est qu’il faut arrêter de chercher la perfection, et de croire qu’il faut absolument qu’on y arrive du premier coup.

Il ne faut pas avoir peur de recommencer plusieurs fois son travail, au contraire. Le premier essai sera toujours mauvais, mais c’est déjà un début, une base sur laquelle il faut absolument s’appuyer pour continuer.

Donc voilà, j’ai voulu partager avec vous mon désarroi, et mes débuts de solution pour remédier à ce blocage. J’espère sincèrement pouvoir recommencer à écrire avec autant de plaisir qu’avant. En tout cas, je vais tout faire pour :).

Ce genre de blocage, ça vous est déjà arrivé ? C’est quoi, vos solutions pour vous y (re)mettre ?

À tout bientôt (j’espère) !

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